L'œuvre
Un médecin de foire exhibe un somnambule, Cesare, qu'il contrôle à sa guise pour commettre des meurtres. Le Cabinet du docteur Caligari est le premier film à plonger le spectateur dans l'esprit d'un personnage — et à faire du décor lui-même une expression de la folie.
Les rues, les toits, les fenêtres sont peints directement sur des toiles, avec des angles impossibles, des ombres exagérées, une perspective délibérément fausse. Ce n'est pas le monde réel. C'est un monde vu à travers une conscience déréglée.
L'invention d'un genre
Avant Caligari, le cinéma d'horreur n'existait pas vraiment. Le film invente le méchant manipulateur, le twist narratif final, l'architecture comme métaphore psychologique. Il influence directement l'expressionnisme allemand, le film noir américain, et tout le cinéma gothique jusqu'à aujourd'hui.
Tim Burton, Terry Gilliam, David Lynch — tous reconnaissent cette dette.
Une œuvre du domaine public
Le Cabinet du docteur Caligari date de 1920 et appartient au domaine public.