Pourquoi regarder ce film ?
Murnau n'avait pas les droits de Dracula de Bram Stoker. Il a changé les noms et les lieux, et a tourné quand même. Ce départ sous contrainte a peut-être contribué à l'étrangeté du résultat : Nosferatu est moins une adaptation qu'une rêverie gothique, un cauchemar expressionniste.
Le comte Orlok — joué par Max Schreck dans un maquillage inoubliable — n'est pas le vampire séduisant que le cinéma a popularisé plus tard. C'est une créature de l'ombre, longue, osseuse, inhumaine. Quelque chose entre la mort et le rat.
L'art de l'ombre
Nosferatu a été tourné en partie en extérieur, en lumière naturelle. Les ombres portées sur les murs, les décors qui semblent vivants, les intertitres qui citent des journaux fictifs — tout concourt à créer un sentiment d'inquiétude diffuse qui ne ressemble à rien d'autre.
C'est un film muet, en noir et blanc. Laissez-vous aller.
Une œuvre du domaine public
Nosferatu date de 1922. Il est librement accessible depuis des décennies.