L'œuvre
Julien Sorel a vingt ans, une mémoire prodigieuse, et une colère rentrée contre une société qui ne lui fera jamais de place. Fils de charpentier dans un village du Jura, il sait par cœur le Nouveau Testament en latin. Il rêve de Napoléon mais vit sous la Restauration — une époque où les robes noires ont remplacé les uniformes rouges.
Le roman suit son ascension : précepteur chez un notable, puis secrétaire d'un grand seigneur parisien, puis amant de deux femmes qui l'aiment à en perdre la raison. Jusqu'à la chute.
Ce que Stendhal a inventé
Stendhal écrit vite, sans chercher à bien écrire. Ça se sent — et c'est précisément ce qui rend son style si moderne. Il analyse ses personnages comme un médecin, avec une ironie constante. La psychologie du désir, de l'hypocrisie sociale, de l'amour-propre : il n'a pas de rival.
La célèbre définition du roman comme "un miroir qu'on promène le long d'un chemin" est de lui.
Une œuvre du domaine public
Stendhal est mort en 1842. Son œuvre est librement accessible.