L'œuvre
Flaubert a dit qu'il écrivait Madame Bovary pour se débarrasser de lui-même. C'est-à-dire du romantisme, des illusions, de la littérature facile. Le résultat est un roman d'une précision clinique sur une femme qui rêve d'une vie qu'elle n't aura jamais.
Emma Bovary a épousé un médecin de campagne. Elle s'ennuie. Elle lit des romans, prend des amants, accumule des dettes. Elle ne comprend pas pourquoi sa vie ressemble si peu à ce qu'elle avait imaginé.
Flaubert ne la juge pas. Il observe. Et c'est cette distance — froide, précise, parfois cruelle — qui fait de ce roman quelque chose de bouleversant.
Ce qu'on retient
La scène des Comices agricoles, où une déclaration d'amour et un discours sur les engrais s'entremêlent dans un même mouvement — c'est du génie pur. Le style indirect libre, que Flaubert a inventé là, influence encore tous les romanciers d'aujourd'hui.
Une œuvre du domaine public
Flaubert est mort en 1880. Madame Bovary appartient à tous.